Accessibilité
Aller au contenu
Aller au menu


Sarcophages

photo des 2 sarcophages

La commune de Bais est caractérisée par de nombreuses découvertes archéologiques attestant de son occupation depuis plus de 4000 ans. Le Haut Moyen âge est représenté par la nécropole et l'important trésor monétaire de Cap, caché vers 740 et découvert en 1904. Le mobilier de la nécropole et le trésor médiéval du lieu-dit de la Houssaye sont conservés au Musée de Vitré.


Deux sarcophages en calcaire coquillier accompagnés d'une exposition sur panneaux sont présentés à Bais


La nécropole du Bourg Saint-Pair

La nécropole du Bourg Saint-Pair a été découverte lors de travaux en 1986 et fouillée de 1986 à 1987 par Philippe GUIGON. Cette "ville des morts" a surtout été utilisée pendant la période mérovingienne (6ème-7ème siècle). Elle est remplacée à partir des 12ème-13ème siècles par le cimetière créé autour de l'église. La fouille a porté sur 141 sépultures et les fondations en abside de la Chapelle Saint-Pierre, fondée au 12ème et abandonnée au 17ème siècle, appartenant à l'abbaye Saint Melaine de Rennes.

photo des 23 sarcophages

Quatre types de sépultures ont été mis en évidence:


L'organisation des sépultures mérovingiennes a permis d'identifier 14 groupes vraisemblablement familiaux correspondant à deux ou trois générations d'habitants de Bais.

photo d'une dalle

En Haute-Bretagne, contrairement aux autres régions de France, les objets découverts dans les tombes sont rares. A Bais, ils sont tous datés fin du 6ème siècle : trois perles et un grain en pâte de verre, deux fibules (broches), une bouclette de chaussure, une plaque-boucle et des bagues en bronze étamé. Les trois inscriptions mérovingiennes gravées sur les dalles de coffres en ardoise sont également caractéristiques des nécropoles de Haute-Bretagne; elles correspondent à des noms hérités de l'époque gauloise: BELADORE (épitaphe signifiant "Belado repose", MAONI et TVRTOVADUS).


L'étude des squelettes a permis de déterminer la taille, parfois le sexe, et l'âge au moment du décès ; 21 enfants, 3 adolescents et 117 adultes ont été répertoriés. Le nombre restreint de jeunes est lié à la mauvaise conservation de leurs os ou à leur ensevelissement à l'extérieur du périmètre fouillé. Une fois adulte, l'espérance de vie de la plupart était comprise entre 40 et 50 ans, un tiers vivant cependant plus longtemps. Les adultes étaient relativement grands : 1,70 m en moyenne à l'époque mérovingienne. Certaines pathologies de l'os ont pu être identifiées : arthrose, osthéoporose, tassements vertébraux, fractures, arthrite, infections dentaires.

Philippe GUIGON a rédigé une thèse sur ces fouilles. L'exposition de Bais a pu être mise en place grâce à ses données et avec l'aide de Mme VILLARD de la D.R.A.C (Direction Régionale des Affaires Culturelles).

haut de page