Cette église est remarquable de par son architecture et sa décoration.
Un vaste porche ouvert au nord et au sud laisse un large passage devant l'église. Au fond du porche, un banc bien à l'abri des courants d'air accueillait les lépreux, qui venaient de la Maladrerie, (route de Louvigné de Bais). Ils pouvaient ainsi assister aux offices sans risquer de contaminer les autres fidèles.
Un immense portail renaissance (1566) en impose par l'harmonie de ses lignes architecturales et l'abondance de sa décoration.
La façade Nord est une admirable démonstration du travail successif de plusieurs siècles. Sur cette façade nord on remarquera :
La façade Est où se trouve la sacristie qui fut ouverte à la fin du 19ème siècle.
La superbe façade Sud qui date du 16ème siècle.
Par sa nef centrale cantonnée de piliers polygonaux et de grands arcs brisés qui supportent une voûte en bois avec entraits puissants et enjolivés dans leurs extrémités. C'est la carène de vaisseau renversé, si chère aux constructeurs du 15ème siècle.
Dans la nef latérale Nord les vitraux sont de facture renaissance, l'un rappelle le sauvetage de 1798 du petit reliquaire de Saint Mars effectué par Mme Crublet (en 1798, au 6 de la république, lors des troubles le reliquaire fut sauvé par Mme Crublet née Georgeault qui le conserva précieusement chez elle et le remit intact au nouveau recteur de Bais en 1804). L'autre raconte les faits marquants de la vie de Marie. En remontant cette allée vers le choeur on remarquera le reliquaire de Saint Mars. D'autres vitraux réalisés par les ateliers Lobin de Tours nous montrent :
Dans le choeur au dessus du tabernacle, une toile représente la descente de la croix, de part et d'autre du choeur se trouvent aussi les vitraux de Saint Paul terrassé sur le chemin de Damas et de Saint Pierre recevant les clés
Dans la nef latérale sud terminée en 1886, d'autres vitraux évoquent la vie de Saint Mars, notamment celui du miracle de la source, la sépulture de Saint Melaine et le transfert des reliques de Saint Mars.
Les bancs, le chemin de croix et le pavement datent de la fin du 19ème siècle.